Loisirs
 

Alfred Massenaux, un grand bâtisseur (408)

Quelques détails sur Alfred Massenaux et ses ascendants en 4 siècles.

Les ascendants d’Alfred Massenaux en 4 siècles :
Alfred Massenaux (1867-1936) époux de Louise Schils (1882-1968)
Fils de François-Joseph (Baelen 1832-Baelen 1904) et de Hélène Hanlet (Bilstain 1839-Baelen 1881)
Fils de Laurent-Joseph (Lontzen 1787-Baelen 1873) et de Joséphine Soiron (Montzen 1792-Baelen 1863)
Fils d’Égide Massenaux né à Lontzen en 1745 et de Barbe Jacobs
Fils de Théodore Massenaux né à Lontzen en 1699 et de Barbe Putters
Fils de Pierre Massignon né à Lontzen en 1664

Laurent-Joseph (Lontzen 1787 - Baelen 1873)
Son souvenir de décès en langue allemande indique qu’après 10 ans de veuvage, 5 enfants et 16 petits-enfants se retrouvent devant son cercueil. Laurent-Joseph était très travailleur et avec ses fils François-Joseph et Louis, il sciait des arbres en planches en les dressant dans une fosse face à son atelier, rue de l’Église. Travail très éreintant. Son petit-fils Alfred, très entreprenant, imagina et construisit une scie mécanique avec lames horizontales ...

François-Joseph, son fils, épouse en premières noces Hélène Hanlet et en secondes noces Marie-Joséphine Heuschen (Moresnet 1854-Baelen 1933).
Les enfants du premier lit :
- Laurent-Joseph qui épouse Marie Tychon (lire ci-dessous)
- Alfred qui épouse Louise Schils (lire ci-dessous)
- Marie qui épouse Pierre Constant
- Mélanie qui épouse Joseph Mertzenich
- Caroline qui épouse Étienne Hick
- Corneille qui épouse Auguste Tossaint

Les enfants du second lit :
- Joséphine qui épouse Armand Henon
- Élise qui épouse Jean Delnoy
- Thérèse qui épouse Léon Bertrand
- Florentine qui épouse Mathieu Thomanne
- Édouard (célibataire)

François-Joseph était de grande taille, premier garçon d’une famille nombreuse, cheveux châtains, yeux bleus. Très travailleur, excellent ébéniste. Vers 1884, avec ses deux fils Joseph et Alfred, il fabrique les bancs de l’église de Baelen et les lambris en chêne
A la suite du décès d’un Monsieur Radermecker, Laurent-Joseph hérita d’une maison de la rue Longue, celle qu’il occupait depuis 1819. Il acquit aussi la maison et le terrain jouxtant l’actuel parc communal pour y construire ses ateliers et sa maison.
Le bureau de poste y fut établi par les nazis pendant la guerre. Il fut ensuite installé rue Longue en 1986.

Laurent-Joseph
(Baelen 1865 - Baelen 1937) épouse Marie-Hubertine Tychon (Mechelen 1865 - Duffel 1940)
D’où sont issus François, Maria et Guillaume (à qui nous devons l’essentiel des informations sur la famille). Suite à une chute d’une balançoire qui provoqua une fracture du bassin et du fémur, il restera boiteux toute sa vie. Bon sociétaire, estimé de tous, il tenait particulièrement à la société de tir St-Paul dont il fut roi en 1913. Suite à la mort de François Dumoulin (fusillé par les Allemands en août 1914, il portera le collier de la St-Paul jusqu’en 1919 et il incita son fils aîné Franz (François) à apprendre et à transmettre le jeu du drapeau. Sans lui, ce jeu aurait été perdu à jamais.

Alfred
épouse Louise Schils dont sont issus :

  • René Massenaux - Ketty Caubo et leurs neuf enfants : Marie-Louise, Alfred ,René, Claire, Michel, Jean, Guy, Simone, Bernadette.
  • Marcel Demonty - Elsa Massenaux et leurs 4 enfants : André, Robert, Serge et Alain
  • René Tillieux - Germaine Massenaux et leurs enfants Colette, Arlette et Gisèle.
  • Georges Massenaux - Jeanne Thissen et leurs enfants : Luc et Philippe.
  • Willy Oger - Mélanie Massenaux et leurs enfants Jean-Luc et Suzanne
  • José Massenaux - Félicie Cornet et leurs enfants : Claude, Josette, André, Francis et Christian.
  • Octave Massenaux - Mady Guillaume et leur fille Anne.

Alfred était un chercheur, un progressiste, calme, grand et fort. Tout ce qui était scientifique l’intéressait. Chrétien convaincu, il lisait «La semaine d'Averbode». Il admirait beaucoup le chancelier autrichien qui tenait tête à Hitler. Il ne manquait jamais la foire commerciale de Bruxelles et ramenait les nouveautés à Baelen.
On lui doit de belles et solides maisons et des fermes modernes pour l’époque : l’ensemble Brandt en face du presbytère, les maisons Henon rue de la Régence, Yunck au coin de la rue de la Régence et de la route de Dolhain, les fermes Corman route d’Eupen et Frings à Elzet, la salle Schmitz à Montzen et aussi et surtout le couvent au Garnstock.

Après le décès inopiné d’Alfred en 1936, son fils aîné, âgé de 28 ans, travailleur courageux continua les travaux commencés par son père avec son frère José pour la menuiserie. José entrera plus tard comme professeur à Eupen, puis à Dolhain.
René continua son entreprise avec succès lorsqu’un accident le tua en 1954 au pont sur la Vesdre à Perkiets (Membach).

La famille Massenaux est encore très bien représentée à Baelen et ailleurs, tant par ceux qui portent le nom que par ceux qui, par leur ascendance maternelle, en sont issus de la même façon.

Une grande et belle famille !
Merci à Guy pour sa précieuse collaboration et que chacun veuille excuser certains oublis ou imprécisions dus probablement aux croisements des différentes sources très anciennes.

 

André Hauglustaine Camille Meessen

Références : Mémoire de Baelen-Membach, tomes 1 à 12.

1_maison henon.jpg 2_maison yunck.jpg 4_ancienne poste.jpg

3_ferme frings.jpg 5_ferme corman.jpg 

6_garnstock eglise.jpg 7_maison massenaux.jpg 8_lambris église st-paul.jpg

Légendes des 8 photos :

Ph. 1 : Maison Henon, rue la Régence
Ph. 2 : Maison Yunck, route de Dolhain
Ph. 3: Ancienne Poste, rue de l'Eglise
Ph. 4 : Ferme Frings à Elzet
Ph. 5 : Ferme Corman, route d'Eupen
Ph. 6 : Église du Garnstock, route d'Eupen
Ph. 7 : Maison Massenaux construite en 1904. Premier bureau de Poste tenu par Joséphine Massenaux qui épousera Armand Henon
Ph. 8 : Lambris daté de 1884 avec la signature F(rançois). J(oseph). MASSENAUX
 

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