Loisirs
 

La rue de la Régence

Descendons la rue de la Régence, une des rues principales du village.

carte postale.jpg Carte postale: La rue de la Régence vers 1950-1960

Pourquoi cette dénomination ?
D’aucuns imaginent qu’elle se rapporte à Charles de Belgique, le Régent qui remplace le Roi Lépold III de 1944 à 1950. Mais nous devons remonter plus en arrière dans notre riche Histoire baelenoise, et plus précisément à 1696.

A cette époque, le Ban de Baelen était géré par une Régence composée de quatre bourgmestres qui se répartissaient les charges communales, les impôts à lever, les logements des militaires de passage, etc… Baelen, Membach et Welkenraedt comptaient trois représentants dans ce collège, et les villages de Goé et Bilstain fournissaient alternativement le quatrième bourgmestre. Les décisions prises par ce collège sont consignées dans les registres déposés aux Archives de l’Etat à Liège et sont toujours consultables. Voilà l’origine de cette dénomination.

La rue de la Régence est très courte, peu construite au début du siècle dernier. En descendant de la route Eupen-Verviers, à gauche, se trouvait l’arrêt de bus en briques et béton, remplacé dans les années 90 par l’abribus jaune connu aujourd’hui. Puis, au même niveau, existait un petit pré à l’endroit de la partie gauche de la cour de récréation de l’école, transformé aujourd'hui en parking accolé à la maison communale, elle-même construite en 1874. Derrière la Maison communale se trouve le Foyer Culturel inauguré en 1979, construit grâce au legs de Madame Kloeters d’Eupen.

maison communale

Toujours en descendant, et à gauche, un imposant mur de soutènement en moellons imposants, suivi par la magnifique villa en briques et en marbre de Baelen jouxtant un jardinet, puis l’actuelle friterie, abritant auparavant la Boulangerie Radermecker-Heim, le Coiffeur Léonard Zimmermann, la Librairie Anne-Marie Hamers, la Librairie Marie Lemeunier, aujourd'hui Friterie, ... Une maison de commerce importante pour le village.

maison henon  friterie

Descendons encore un peu, nous arrivons au fameux Bidule, endroit de belles musiques et de belles rencontres de jeunes dans les années 50, 60.

A l’arrière du Bidule, la Salle Mertens, LA salle du village où toutes les festivités étaient concentrées, bals, répétitions musicales, réunions de la St-Paul, projections et conférences du LAC, gymnastique et bien d’autres activités.

Descendons cette fois la rue de la Régence du côté droit.
Au début du siècle dernier, il n’y avait qu’une prairie jusqu’à la rue des Coccinelles. Depuis lors, plusieurs maisons ont été construites le long des trois rues. Nous arrivons au CPAS qui occupe, avec le Bailus, l’ancienne ferme Nyssen-Hoën. Le bâtiment a été adapté à sa nouvelle fonction dans les années 90, tout en gardant sa structure. Seule une partie de la grange (au bord de la route) a été démolie.

Ce bâtiment, construit par la famille Kreischer, a servi d’école catholique au temps de la première guerre scolaire (1878-1884). A l’arrière, une série de belles bâtisses, dont la première et la dernière ont, étonnamment, abrité des pharmacies ! Les pharmacies Gillet (fin des années 70) et Felsenhart au 19°siècle.

ancienne pharmacie  maison proche église

Ensuite, nous traversons la rue du Thier pour trouver trois maisons dont la dernière a été abattue pour permettre un alignement du cimetière et un dégagement de la perspective de l’église.

André Hauglustaine, Camille Meessen
Réf.: Mémoire de Baelen-Membach Tome II - 1997.
 

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